Festival en ligne

Voyage au Caucase – Géorgie

Du 3 au 5 décembre, la Maison des écrivains géorgiens, en partenariat avec l’Agence Trames et Toute la Culture, organise le festival littéraire en ligne Voyage au Caucase – Géorgie.

Voyage au Caucase – Géorgie commémore les 100 ans de l’amitié franco-géorgienne et la première vague d’immigration géorgienne en France. Ainsi, le festival littéraire est un événement final de l’année 2021 commémorant les 100 ans de l’occupation bolchévique de la Géorgie de 1921.

  • Le programme
  • Vendredi 3 décembre
    • 17h
    Mot de bienvenue

    Natalia Lomoouri
    Directrice de la Maison des écrivains de Géorgie

    Diégo Colas
    Ambassadeur de France en Géorgie

    • 17h05
    La mer noire, entre la Géorgie et la France

    C’est en 1921 que la France reçoit la première et la dernière vague d’immigration en provenance de Géorgie. Échappant à l’invasion bolchevique, les membres du gouvernement géorgien choisissent la France comme destination pour leur exil temporaire, qui allait durer le reste de leur vie. Les rares exceptions défiant l’occupation par leur retour disparaîtront à jamais dans les geôles du vaste empire bolchevique. Ministres, généraux, chefs de partis et autres hommes d’État se retrouveront en France face à une réalité implacable : ils devront repartir de zéro. Le témoignage unique de la romancière Kéthévane Davrichewy, dont les grands-parents ont participé à tous ces événements, nous plonge dans cette période mouvementée, mais aussi dans le quotidien des Géorgiens, devenus Français, plus paisible et tranquille. Comment grandit-on dans deux cultures différentes ? Quel rôle jouent les origines familiales dans la création artistique? Ce sont quelques-uns des sujets que Kéthévane Davrichewy abordera au cours de cette conversation.
    Modération : Zaza Shengelia

    • 17h50
    Sur les pas de Brilka

    Cet entretien avec Nino Kharatichvili (écrivaine géorgienne de langue allemande) a pour but de présenter, en moins d’une heure, ses particularités dans le milieu littéraire allemand, ses choix thématiques ainsi que les circonstances ayant contribuées à l’écriture de son roman devenu best-seller mondiale sous le titre La huitième vie. Mariam Kasradzé ouvre les portes à ce sympathique entretien par un résumé succinct de son parcours et de ses écrits parus en France.
    Modération : Mariam Kasrardzé

    • 18h40
    Du général géorgien à James Bond

    Qu’est-ce qu’un général géorgien du début du XXe siècle peut avoir en commun avec James Bond ? Eh bien, c’est Mariam d’Abo, la petite-fille du commandant de l’armée géorgienne de la première république et la célèbre actrice qui a notamment prêté main forte à l’espion le plus célèbre au service de sa majesté. Mariam d’Abo partagera avec le public les souvenirs de sa vie familiale entre Paris et Genève, les secrets de sa vie professionnelle et son rapport avec le pays de son illustre grand-père.

    Mariam d’Abo, actrice et auteure en conversation avec Zaza Shengelia, traducteur et conseiller de la Maison des écrivains de la Géorgie.
    Modération : Zaza Shengelia

    • 19h25
    Performance musicale par Mebo Nutsubidzé
    Des sonorités franco-géorgiennes

    Mebo Nutsubidzé est un musicien et auteur-compositeur-interprète géorgien. Il est connu pour des projets musicaux tels que – The Bear Fox, Mebo Renard et The Rylans. En plus de sa carrière musicale, Mebo est présentateur d’une émission musicale « Acoustique », diffusée par la chaîne de service public de Géorgie. Une autre de ses passions, depuis son enfance, est la langue et la culture françaises. Fort de ses années d’études dans ce domaine, il a déjà traduit plusieurs œuvres littéraires françaises.

    Pour le festival Voyage au Caucase, Mebo Nutsubidzé a préparé des chansons françaises et géorgiennes et les interprète d’une manière et avec une sonorité absolument différente. Deux musiciens participeront avec lui à cette performance audio-visuelle : Betkho, un musicien et compositeur géorgien, ami et producteur de Mebo, qui enrichira la musique acoustique avec ses synthétiseurs et sa basse électrique et Levan Sidiani Filfani, un jeune guitariste et multi-instrumentiste, qui ajoutera de l’émotion avec sa guitare électrique.

  • Samedi 4 décembre
    • 15h
    La poésie Géorgienne
    La censure en poésie et la tour d’ivoire

    Dans le cadre du festival francophone en ligne : « Voyage au Caucase. La Géorgie », la Maison des écrivains de Géorgie présente aux lecteurs francophones deux auteurs distingués de la littérature géorgienne, deux grands poètes contemporains : Lia Sturua et Besik Kharanauli. L’entretien vidéo est animé par Boris Bachana Chabradzé, traducteur de l’anthologie Je suis nombreuses : Quinze poètes géorgiennes parue cette année aux éditions l’Inventaire à Paris. Avec la participation de l’éditrice Anne Coldefy-Faucard.
    Modération : Bachana Chabradzé

    • 15h55
    Entretien avec Lévan Berdzenichvili

    Présentation du livre de Levan Berdzenichvili Ténèbres sacrées où l’auteur raconte d’une manière captivante et originale sa propre expérience de Goulag des années 1980. La traduction française du livre est à paraître en février 2022 chez Noir sur Blanc à Lausanne.

    Levan Berdzenichvili (Géorgie), professeur, spécialiste de la littérature antique, du grec ancien et du latin, chercheur, enseignant, traducteur, écrivain, homme politique, membre du parlement géorgien, ancien dissident soviétique. Un des fondateurs du Parti républicain géorgien, il a occupé diverses fonctions dans des ONG et dans le secteur public dont le poste de directeur de la Bibliothèque nationale du Parlement géorgien.

    Isabelle Ribadeau Dumas (France), traductrice.

    Modération : Maïa Varsimashvili-Raphael (France), docteure en Littérature comparée, traductrice.

    • 16h35
    Lasha Bughadzé, Bassa Janikashvili
    La dramaturgie d’aujourd’hui et l’histoire de la littérature géorgienne

    La discussion aborde l’histoire de la littérature géorgienne depuis son premier manuscrit jusqu’à nos jours. Mais surtout la Géorgie en tant que nation au carrefour des civilisations, pays ancien avec son alphabet unique (inscrit au patrimoine immatériel de l’UNESCO depuis 2016), ainsi que sa culture littéraire, poétique et dramatique riche et unique. Nous évoquons également la représentation de la Géorgie dans la mythologie et la littérature anciennes, qui constitue le fondement de l’identité culturelle géorgienne. Cet ascendant constitue l’origine des spécificités des auteurs géorgiens, et de cette capacité de création qui n’a cessé, tout au long de l’histoire mouvementée de cette région, de résonner avec son destin.
    Modération : Eka Siradzé

    • 17h25
    Table ronde sur la littérature géorgienne
    La littérature géorgienne et l’alphabet géorgien

    L’alphabet géorgien, les anciens manuscrits et les étapes du développement de la littérature géorgienne, la littérature géorgienne du premier tiers du XXe siècle, le roman de Grigol Robakidzé La mue du serpent (traduction française parue cher Ginkgo éditeur en 2020) et Les aventures de Kvatchi Kvatchantiradzé de Mikheïl Djavakhichvili (traduction française à paraître cher Ginkgo éditeur en 2022).

    Bernard Outtier (France), directeur de recherches au CNRS, spécialiste des langues, littératures et civilisations du Proche-Orient et du Caucase, professeur d’arménien et de géorgien classique, auteur de plus de deux cents publications, membre étranger de l’Académie des sciences de Géorgie, décoré de l’ordre de la Toison d’or.
    Maïa Varsimashvili-Raphael (France), docteure en Littérature comparée, traductrice.
    Modération : Xavier Mottez, historien, éditeur chez Ginkgo éditeur

  • Dimanche 5 décembre
    • 15h
    Les réalisateurs géorgiens – Tbilisi-Paris
    Ce que je me souviens et la façon dont je m’en souviens

    Lana Gogoberidzé en conversation avec Nino Kirtadzé, cinéaste Franco-Georgienne.

    Lana Gogoberidzé, réalisatrice et écrivaine géorgienne, occupe une place particulière dans le paysage du cinéma géorgien. À l’occasion de sortie de son dernier livre nous proposons une réflexion approfondie sur l’ensemble de son œuvre, son parcours de cinéaste et ses interrogations sur le monde.
    Modération : Nino Kirtadzé

    • 15h30
    À la découverte de Pirosmani

    Niko Pirosmani – une figure symbolique de l’art géorgien n’est donc pas un inconnu en France. Une très belle exposition lui a été consacré à la Fondation van Gogh ; après les Arts Décos en 1969 (sa première exposition hors de l’orbite soviétique), le Musée d’art naïf de Nice en 1983, Nantes en 1999 et le musée Zervos à Vézelay en 2008.

    Autodidacte, vagabond, promeneur entre ville et campagne, Pirosmani incarne la vision populaire moderne de l’artiste marginal lucide. Loin des espaces symboliques intermédiaires que sont les galléries et les musées, Pirosmani a forgé une œuvre imprégnée de modestie dans les tavernes et les étables de Tbilissi et de ses alentours, travaillant à la commande ou proposant son art en échange de nourriture.

    Pirosmani est alors à l’époque considéré comme « hors du monde ». Son succès ne viendra d’ailleurs qu’après sa mort, mais aussi au travers d’une anecdote amoureuse qui le lie à une célèbre actrice française de l’époque, Marguerite de Sèvres, cette femme est d’ailleurs devenue l’une des toiles les plus célèbres de Pirosmani, « Actress Margarita ».

    En 1912 les artistes russes d’avant-garde Mikhail Le Dentu et les frères Zdanevitch « découvrent » Pirosmani a Tbilissi, Cyrill, peintre lui meme et de son frère Ilia – le poète Iliazd qui vit depuis très longtemps à Paris et dont l’œuvre a marqué un tournant secret de la poésie – furent attirées par la grande originalité de l’œuvre de cet artiste, obscur à l’époque. Les Zdanévitch lui manifestèrent une profonde sympathie.
    Modération : Eka Enukidzé

    • 16h40
    Fiction de la réalité

    Nino Kirtadzé

    • 17h
    Des livres et du vin
    Vin géorgien – pourquoi transmettre la tradition ?

    Le vin géorgien suscite beaucoup d’intérêt en France : chaque année, de plus en plus de cavistes proposent à la vente des vins géorgiens et certains vignerons français vont même faire venir des Qvevris depuis la Géorgie, afin de vinifier leurs vins. Mais que sait-on exactement de cet ancien pays qui se définit en tant que le berceau de la viticulture ? Quels sont les particularités des méthodes de la vinification à la géorgienne ? Quel rôle joue le vin dans la vie des Géorgiens et quel est le regard que l’on porte sur lui en France ?

    Ana Cheishvili, historienne, en conversation avec Pierre Guigui, journaliste, écrivain et directeur du Concours International des vins bio.

    Modération: Pierre Guigui