Un premier roman à déclamer tout haut.
Suite à son refus d’obtempérer lors d’un exercice de confinement barricadé, Noé est convoqué dans le bureau de la directrice de son école. Plutôt que de retourner ensuite dans sa classe, il quitte l’institution et entame alors l’histoire de cet enfant qui part loin, sans le dire à personne, et qui se remémore sa grand-mère adorée, emportée l’été précédent par une crue record du fleuve Saint-Laurent. De la maison de la femme désormais disparue, il ne reste qu’un trou d’eau où barbotent des canards et une question tournante dans la tête du garçon : comment on fait pour pas disparaître ? Dans un carnet que lui a offert sa mère, Noé transcrit sa tristesse et exprime son angoisse et son sentiment de culpabilité en une longue et unique phrase, tentant de trouver sans jamais s’arrêter ce que c’est qu’être un bon humain.
Avec une riche dose d’amour et de malice, Mattis Savard-Verhoeven nous interpelle au sujet d’une génération d’enfants débordants de vie, mais aussi inquiets de tout et étourdis par la folie humaine.