Mattis Savard-Verhoeven

Une certaine tristesse

5 mars 2026
Premier Roman
168 pages
128 × 190 mm
20 €
9782925416821
978-2-9254-1682-1

collection « Littérature française »

																Mattis Savard-Verhoeven, Une certaine tristesse
																Mattis Savard-Verhoeven, Une certaine tristesse

Un premier roman à déclamer tout haut.

Suite à son refus d’obtempérer lors d’un exercice de confinement barricadé, Noé est convoqué dans le bureau de la directrice de son école. Plutôt que de retourner ensuite dans sa classe, il quitte l’institution et entame alors l’histoire de cet enfant qui part loin, sans le dire à personne, et qui se remémore sa grand-mère adorée, emportée l’été précédent par une crue record du fleuve Saint-Laurent. De la maison de la femme désormais disparue, il ne reste qu’un trou d’eau où barbotent des canards et une question tournante dans la tête du garçon : comment on fait pour pas disparaître ? Dans un carnet que lui a offert sa mère, Noé transcrit sa tristesse et exprime son angoisse et son sentiment de culpabilité en une longue et unique phrase, tentant de trouver sans jamais s’arrêter ce que c’est qu’être un bon humain.

Avec une riche dose d’amour et de malice, Mattis Savard-Verhoeven nous interpelle au sujet d’une génération d’enfants débordants de vie, mais aussi inquiets de tout et étourdis par la folie humaine.

L’auteur

Né en 1995, Mattis Savard-Verhoeven vit et travaille à Montréal. Artiste engagé, avec le bouleversement comme arme de rassemblement, il est connu pour son jeu d’acteur au théâtre, à la télévision et au cinéma. Une certaine tristesse est son premier roman.

Extraits

« alors donc je lisais le journal pour qu’on me laisse tranquille et quand on est enfin arrivé et que j’ai aperçu grand-maman comme ça à travers la fenêtre avec sa robe rouge et ses lunettes de soleil je me suis dit Wow, elle a l’air d’une reine, ma grand-maman a l’air d’une reine, et je regardais tout autour, tout autour dans l’autobus, je regardais les autres passagers autour de moi et je me disais ils peuvent pas ne pas le voir, ils peuvent pas ne pas se dire que ma grand-maman a l’air d’une reine, mais ça je le saurai jamais vraiment, parce que je suis descendu de l’autobus et alors il y avait juste elle et moi, ses yeux, ses mains, sa voix, sa joie, son amour, surprenant, oui, son amour qui me surprenait toujours, vous voyez, ces gens qui semblent vous aimer plus que vous vous aimerez jamais vous-même, grand-maman elle était comme ça, elle m’aimait d’un amour pur »

5 mars 2026
Premier Roman
168 pages
128 × 190 mm
20 €
9782925416821
978-2-9254-1682-1

collection « Littérature française »