Le dixième roman signé Gabrielle Filteau-Chiba, sublimement illustré au fusain par Fredérique Giguère, inspiré de la maison d’enfance de l’autrice, sur cette île du Saint-Laurent où son ancêtre français a posé pied et rêvé d’avenir.
Sur une île d’Orléans privée de pont et de courant, battue par la pluie et le vent, Abigail survit grâce aux plantes, au lait de ses chèvres et au bois décloué des maisons englouties.
Quelques derniers humains s’accrochent eux aussi. On pourrait croire que leur destin est sombre, qu’il s’agit d’un conte apocalyptique pour adultes, or c’est une ode à la lumière qui jaillit, à l’amour retrouvé alors que l’on croyait avoir tout perdu.