En mars 1943, alors que mille juifs sont déportés de Drancy au camp d’extermination de Sobibór, treize prisonniers s’évadent du convoi. Parmi eux, le grand-père de l’auteur.
Paris, hiver 1943. Lucie, 20 ans, découvre l’infidélité de son compagnon, Robert Fogel. Pour se venger, elle le dénonce aux autorités, l’accusant de ne pas respecter les ordonnances en vigueur, lui qui s’affiche régulièrement sans son étoile jaune. Lucie n’imagine pas que, suite à sa lettre, Robert, son jeune frère Paul et leurs parents vont être déportés.
Dans les camps de Drancy et de Beaune-La-Rolande où ils sont envoyés successivement, Paul et Robert se lient d’amitié avec l’adolescent Hugues Steiner et son mentor, le charismatique Sylvain Kaufmann, militaire de formation, qui s’est déjà échappé d’un Stalag en Allemagne.
Le 25 mars 1943, les Fogel et leurs compagnons d’infortune montent à bord du convoi 53 à destination du centre d’extermination de Sobibór. Mais Sylvain a un plan. Pour le petit groupe, auquel se sont joints neuf autres déportés, il s’agit désormais de s’évader, coûte que coûte…
Récit prenant à la construction fluide et implacable, fondé notamment sur le témoignage de Paul Fogel, le grand-père de l’auteur, Les évadés du convoi 53 est un roman de survie au cœur de l’Europe nazie, où la force du collectif apparaît comme le dernier espoir des condamnés.
Ce texte historique émouvant, précisément documenté, a été relu par l’historien spécialiste de la Shoah Tal Bruttmann. À l’heure de la disparition des derniers témoins, alors que le devoir de mémoire entre dans une nouvelle ère, ce livre apparaît aussi comme un geste fort de transmission.