Chloé Delaume doit son prénom à celle qui, dans l’Écume des jours, meurt d’un cancer du nénuphar. À travers ce petit livre, elle met en scène le rapport qu’elle entretient à Boris Vian. Il s’agira donc de savoir comment s’adresser à ce mort des plus particuliers. Et tirer sur le fil des souvenirs : c’est à l’adolescence qu’elle a rencontré Vian, par le biais de L’Écume des jours. Revenir sur cette nuit de lecture, sur ce qui, dans ce texte, lui a fait prendre conscience de ce que ça voulait dire, le mot littérature.