Dans une France où la température frôle les 30 degrés au mois de mars, Sakina Abu Nada inquiète les pouvoirs en place. Poétesse franco-palestinienne, icône médiatique et militante de « la Cause », elle est la cible à abattre. Et c’est Frédéric Durtal, du Service de la Protection des personnalités, qui est désigné pour. Deux êtres que tout oppose, réunis pour le meilleur et pour le pire au moment où le pays risque de basculer dans la dictature.
« Le silence est total dans la librairie. Un sanglot. Puis les applaudissements, les cris. Pendant cinq minutes. Sakina a emporté l’auditoire dans la violence de la plus belle lumière du monde, celle du Pays Perdu, loin très loin du janvier parisien nocturne et pluvieux, troué des néons pâles des bars de Belleville. Sakina doit maintenant raconter la fin de l’histoire qui n’a pas pu, sans qu’elle sache pourquoi, devenir un poème : la sortie de la prison, voyage retour, avion pour Athènes, toujours dans le survêtement gris parce qu’on ne leur a permis ni la douche, ni de se changer. Elle est avec la Suédoise, la petite sœur, poursuivie depuis l’enfance par des cauchemars de fin du monde, des tsunamis, des pôles qui fondent, à en devenir muette de terreur et en colère pour la vie. »